Partager l'article ! Benjamin Siksou, ses autres influences... et en cadeau Kiss et Beat it: Lorsqu'il y a un mois je me suis laissée aller à flaner au gré de l'un ...
Vous faire partager mes pensées et mes idéaux, à vous qui m'entourez, de près ou de loin. Ici
l'expression d'idées et de réflexions. Pour fructifier, les convictions doivent s'exprimer et s'échanger. C'est de leur partage que naîtra notre société de demain. A nous de la construire
par nos engagements, nos actions et nos bulletins de vote ! et nos rires aussi ... et souvent en musique !
Lorsqu'il y a un mois je me suis laissée aller à flaner au gré de l'univers de Benjamin Siksou, je me suis astreinte à laisser volontairement de côté un
point qui me paraissait pourtant essentiel dans les influences qu'il avait pu avoir, et qui pourtant transparaissait dans les auteurs qu'il citait, et bien au-delà à mon sens, dans sa
musique : sa judéité.
Je dis bien "volontairement", car tous ceux qui se sont exprimés sur Benjamin ont reçu, de façon diverse et variée des réactions, qui s'étalaient sur une large palette allant de l'interrogation à
l'affirmation jusqu'aux injures pouvant s'apparenter à des incitations à la haine raciale. Certains articles ont été retirés de sites ignobles que je ne veux même pas nommer ici, mais
ils enfreignaient en eux-mêmes les lois françaises en la matière, se targuant d'être intouchables juridiquement car édités aux Etats-Unis, donc protégés par le 1er amendement ...
J'ai préféré ne pas en parler, et ne pas non plus évoquer la nature des requêtes qui menaient jusqu'à mon blog, ni leur formulation (parfois plusieurs centaines par jour ...). Il se trouve
que je parle assez souvent de judaïsme au sens large, que ce soit de musique, de situation politique en Israël, de Shoah, ou de littérature parfois; donc les moteurs de
recherche citent toujours ce blog quand on associe "Benjamin", "Siksou" et "juif", alors même que je ne les ai jamais, moi, associés nulle part ...
Je partais du principe que l'antisémitisme se nourrit de tout et n'importe quoi, y compris de ses détracteurs, et qu'en parler, même en blâmant le phénomène, donnait toujours du grain à
moudre à ces gens-là ...
Certains blogueurs concernés se sont interrogés à ce propos, et ont à ce moment-là engagé des liens, parfois de façon concommitante courant avril (moi-même, Journalist007), d'autres un peu plus tard quand des commentaires non contrôlés ont
envahi des espaces de discussion beaucoup plus fréquentés (Milega),
d'autres encore beaucoup plus récemment, qui se sont même vus dépassés par les centaines de réactions injurieuses devant être supprimées (William) ...
Oui, il faut bien l'avouer, ce qui pose problème, en France, aujourd'hui, en juin 2008, quand on parle de quelqu'un, c'est essentiellement le fait qu'il soit juif ou non. C'est abject, c'est
éthiquement et moralement condamnable, mais c'est ainsi.
Pourtant, il s'agissait là de musique, d'une émission de téléréalité, de futilités pourrait-on dire, mais cela n'a pas empêché l'antisémitisme latent dans notre pays de s'immiscer là, sous des
dehors parfois "imagés" ("dans cette communauté, ils se soutiennent tous" ...) ou bien carrément moins policés que je ne rapporterai pas mais dont vous devinerez facilement la nature ...
C'est ce qui m'a amenée à publier ceci et à insérer un message que je voulais suffisamment explicite dans mon "blogitexpress" (en orange en haut de la colonne de gauche).
C'est également je pense, ce qui a bien souvent motivé l'intervention judiciaire de l'entourage de Benjamin, dont les médias n'ont retenu, et c'est peut-être heureux, que le côté people de
l'épisode "Voici" ...
C'est donc ce qui avait motivé mon silence ... relatif puisque je n'avais pu me résoudre à demeurer totalement muette sur le sujet alors, pour ceux que ça intéresse, à la fin
de cet article, après un paragraphe sur la sensibilité de
Benjamin à la musique noire américaine, je me laissais aller à évoquer une musique, "véhicule d'une histoire, d'une condition humaine, d'un peuple. D'un peuple sans droit, sans
terre, arraché à sa patrie d'origine, porteur pourtant d'une histoire, d'une souffrance et d'un désir de résistance et de persistance." Libre à chaque lecteur de percevoir le filigrane
que j'avais placé ...
Pourtant, cette semaine, quelque chose a changé. Benjamin lui-même a clairement évoqué sa judéité dans une interview diffusée par Le Parisien :
"A 6 ans, j'écoutais déjà du gospel. Très vite, du blues et du klezmer aussi. été bercé par la musique yiddish, qui fait partie de mon histoire. Le klezmer est à la base du jazz et de Broadway. Après, il y a très vite ma propre
culture, jusqu'au rock psychédélique. la Shoah fait partie de mon histoire. D'autant que tout le travail de ma mère, peintre, est basé sur la mémoire."
Milega a donc décidé de prendre le contrepied du silence que nous nous imposions sur le sujet, et a publié hier soir la première partie d'un très bel article consacré à l'importance
des origines juives de Benjamin et en particulier de sa mère, artiste plasticienne, Kliclo dont la famille a fui la Pologne pour rejoindre la France où elle est née et a grandi.
Si Benjamin, sa musique et son univers vous intéressent, je vous engage à filer tout de suite chez Milega découvrir ce qu'elle écrit, et à ne pas manquer la seconde partie à venir de son article, qui traitera d'une musique généralement peu connue , mais que, ici-même, mes lecteurs
habituels apprécient régulièrement, la musique klezmer, et en particulier le jazz klezmer, très bien représenté (à Paris pour l'instant, car n'ayant pas encore réussi à trouver l'entrée de l'A1
pour arriver jusqu'à mes nordiques contrées, hein Jiminy, mais ça ne saurait tarder ...) par le groupe Gefilte
Swing. Ils se produiront d'ailleurs les 27 juin, 25 juillet et 29 août prochains au "BarOc", 36 rue Sambre et Meuse dans le 10è arrondissement (à partir
de 21h, entrée libre, possibilité de dîner sur place : c'est un restaurant !).
Oui, Milega a eu raison de sortir du silence. Car comme au premier jour je crois toujours essentielle sa judéité dans ce qui fait le Benjamin d'aujourd'hui, et qui fera celui de demain : le poids
du passé et de la souffrance, l'importance de la mémoire et de sa transmission, et aussi la joie, un côté festif et chaleureux, l'importance de nouer des liens et de les maintenir
...
Et le cadeau promis :
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
C'est un jazzman! 18 ans et il a le groove, la classe, la voix, l'humilité, tout!
http://www.myspace.com/benjaminsiksou
Il est beau, oui, mais surtout, il chante formidablement bien et une musique nouvelle à tes oreilles apparemment ! Alors comme je te l'ai déjà écrit, c'ets cela qu'il aime faire, avant tout, chanter, et amener des inconnus à sa musique, à ses genres musicaux !
Tu vois, il y arrive, et c'est pour cela qu'il est le meilleur !
C'est aussi pour cela qu'il doit gagner cette année, fais passer le message autour de toi ! S'il avait voulu arrêter avant la fin, il l'aurait fait, s'il ne l'a pas fait, c'est qu'il veut aller au bout ! Tu sais, le marché du disque est très dur, et ce n'est pas parce que maintenant Benjamin est connu qu'il a déjà gagné. Non, pour l'instant il a gagné des gens pour l'écouter, éventuellement, mais s'il n'a pas un bon contrat, on ne l'écoutera pas, alors il faut le soutenir !