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Je reprends l'article signé Thomas Brosset de Sud-Ouest du 20 septembre dernier, édition Charente-Maritime.
Ensuite, en notes 1, 2 et 3, quelques précisions qui ne figurent pas dans l'article.

" Un monument de la vie politique départementale raccroche les crampons : Jean-Guy Branger redevient, demain soir, simple citoyen. Portrait.

Sa moustache légendaire finement taillée, le costume blanc cassé sans un pli, le jeune homme Jean-Guy Branger, 73 ans, sourit sur sa retraite d'homme politique : « Dimanche soir ? Pff, ça ne me fera rien du tout. Je quitte la scène ravi. J'ai aimé passionnément ce que j'ai fait pendant 40 ans. Je quitte mes fonctions avec passion. Et je sais déjà que je ne m'ennuierai pas. Je suis capable de faire n'importe quoi. Y compris rien. »

D'un geste du bras, il balaie sa propriété de Marsais. « Rien que là, il y a tant de choses à faire. La vigne que vous voyez là, c'est moi qui l'ai fait courir ».

Sa carrière politique peut se comparer à celle d'un boxeur : 18 combats électoraux, 16 gagnés, 2 perdus et un cumul de 100 années de mandats politiques (lire ci-dessous 1). « Sauf erreur, on n'a pas fait mieux depuis la Révolution en Charente-Maritime », raconte-t-il fièrement, en lissant sa cravate.

Gaulliste. Jean-Guy Branger est pourtant tombé dans le bain de la politique un peu par hasard. Né à Cabariot, fils d'un père engagé dans le Front populaire, il dut travailler aux champs dès l'âge de 13 ans. « On était neuf à la maison. Il n'y avait pas beaucoup d'argent. Jamais je n'oublierai d'où je viens. Renier ses racines, c'est se renier soi-même. » Jean-Guy avait du sang socialiste dans les veines, mais c'est comme gaulliste qu'il s'engagea. « Une énorme admiration pour le bonhomme quand il reprit les rênes de la France en 1958. »

Dix ans plus tard, alors qu'il était professeur à l'école d'industrie laitière
de Surgères et que la France venait d'ébranler son idole rue Gay-Lussac, il recevait un soir une étrange visite : celle d'un homme déjà vieillissant qu'il n'avait jamais vu auparavant. C'était le député Albert Bignon. Il avait besoin d'un jeune pour se présenter à ses côtés aux législatives et on lui avait parlé de ce prof dynamique que tout le monde
connaissait déjà à Surgères.

La bataille de 1978. C'est ainsi que
Jean-Guy Branger devint, à 33 ans, député suppléant de la 2e circonscription. Il avait mis un pied en politique. Il s'y engagea entièrement. Il fut élu maire de Surgères en 1971, conseiller général en 1973, député en 1978 : « Ma bataille la plus rude. J'étais le sortant puisque j'avais succédé à Albert Bignon, décédé un an plus tôt. Mais Chirac avait décidé de parachuter l'un de ses proches dans ma circonscription. Du coup, Giscard d'Estaing a voulu faire pareil. J'ai maintenu ma candidature. On m'a rayé du parti pour indiscipline. Et j'ai
gagné seul. »

De cet épisode douloureux, il gardera
la conviction que seul l'enracinement à un territoire est respectable en politique. Il en fit même sa marque de fabrique, ratissant son territoire comme rarement un élu le fit. Il n'est pas un comice agricole, pas une inauguration de stèle, de Marans à Lussant, de Saint-Saturnin-du-Bois à Aytré, qu'il méprisa. Il était toujours là, usant sans compter de la bise aux
dames et du tutoiement aux hommes.

Clark Gable. « En politique, il faut
être humble. Le temps qu'on porte une responsabilité, on représente les gens qui nous l'ont confiée. Si on croit avoir du pouvoir, c'est illusoire. On n'est rien. » Celui que tout le département appelle affectueusement le Clark Gable des marais (NDR : lire ci-dessous 2) abandonna ses mandats un par un : l'Assemblée nationale en 1997, la mairie en 2001, le Département en 2004. « À chaque
fois, c'est moi qui ai choisi d'arrêter », assure-t-il.

Comme pour le Sénat qu'il quitte dimanche, après une décennie de
participation dans de multiples commissions, groupes de travail, d'amitié :
« Quand je n'ai plus eu de mandats locaux, je me suis investi à fond dans toutes ces missions
parlementaires, notamment à l'étranger. Je reviens juste d'un mois en Équateur et Colombie où j'ai remplacé le président du groupe France-Amérique du Sud. J'ai rencontré Corréa, Urribe. J'ai beaucoup appris pendant ce voyage ».
De Cabariot à Quito, l'élève Branger n'a cessé d'apprendre."


1 - Rappel de la carrière politique de Jean-Guy Branger :

        Mandats parlementaires :

  •  Elu suppléant d'Albert BIGNON, Député de la 2è circonscription de Charente-Maritime le 11 juillet 1968
  •  Réélu suppléant d'Albert BIGNON le 2 avril 1973
  •  Devient député le 11 janvier 1977 en raison du décès d'Albert BIGNON
  • [exclu du RPR pour indiscipline]
  • Elu Député le 3 avril 1978 après une bataille très rude. Il est alors «Non Inscrit» et le restera jusqu'en 1986.
  • Réélu le 2 juillet 1981 après dissolution de l'Assemblée Nationale
  •  Réélu le 2 avril 1986. Devient membre des «Adhérents directs de l'UDF».
  •  Réélu le 23 juin 1988 après dissolution de l'Assemblée Nationale et redécoupage des circonscriptions
  • Réélu le 2 avril 1993
  • Fin de mandat le 12 juin 1997 - Remplacé par Bernard Grasset
  • Elu Sénateur le 27 septembre 1998. Devient membre de l'UMP à sa création.

Au sein de l'Assemblée Nationale, Jean-Guy BRANGER est membre de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées. Dans ce cadre il a été Rapporteur du Budget de la Défense Nationale, concernant les « Soutiens des Forces » (renseignements, services de santé, logistique ...) et « Les industries d'armement ».
Un grand débat l'a particulièrement marqué, celui sur l'abolition de la peine de mort, en 1981, dans lequel il était intervenu pour s'opposer à Robert Badinter, réussissant à intéresser ce dernier à ses propos alors qu'il demeurait en règle générale sans réaction à ceux de ses opposants.
Sans relâche tout au long de ces mandatures, il a œuvré pour la préservation des intérêts de la Charente-Maritime, notamment auprès des institutions militaires, le département étant alors un fort lieu d'accueil pour divers organismes, comme il a également apporté son appui aux agriculteurs, au secteur des métiers, à l'industrie et au commerce, afin d'apporter des améliorations à leur situation.

A ces titres, Jean-Guy BRANGER se trouve être le 21è parlementaire de son département depuis 1789 à avoir été successivement député ET sénateur. On en compte 8 au 20è siècle.

Jacques Verneuil a été Député de 1951 à 1955, sous la IVè République et Sénateur de 1955 à 1980, sous la IVè et la Vè République.

Jean-Guy Branger est le seul parlementaire de Charente-Maritime à avoir été Député (6 fois) et  ensuite Sénateur (1 fois) sous la Vè République.

Au Sénat, il est Secrétaire de la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des forces armées. Il est rapporteur du budget des Affaires étrangères pour « L'Action Extérieure de l'Etat ».
Il est également membre de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.
En tant que Sénateur, il représente la France au sein des assemblées suivantes :

  •  Assemblée parlementaire de l'OTAN
  •  Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dans laquelle il est particulièrement actif. Il est membre de la Commission des Migrations, et de la Commission pour l'égalité des chances entre les femmes et les hommes.
  • Assemblée parlementaire de l'UEO, au sein de laquelle ilpréside la Commission du Règlement et des Immunités

Grâce à son implication dans ses deux commissions au Conseil de l'Europe, il a été à l'origine ou au soutien de diverses initiatives.
Par exemple, il a organisé le 19 janvier 2004, au Sénat, avec la participation de Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, la 2è Journée Européenne sur les Migrations, sur le thème : « Migrations et intégration : un défi pour l'Europe ? ». Cette journée a donné lieu à un rapport d'information déposé au Sénat le 17 avril 2004.
Par ailleurs il s'est tout particulièrement impliqué dans la défense des femmes victimes de violences domestiques. Grâce à un rapport présenté en septembre 2004 au sein du Conseil de l'Europe, il a été à l'initiative d'une campagne européenne de lutte contre ces violences qui s'est ouverte en novembre 2006 à Madrid.
Au Sénat-même, il présentait en mars 2005 un rapport d'information sur le sujet, rapport qui fut examiné lors du vote de la proposition de loi renforçant la prévention et la répression de ces violences, le 4 avril 2006.
Désigné « Parlementaire de référence » pour une large zone de pays européens, il a pu recueillir, coordonner et encourager les actions de lutte contre ces violences dans plus de 9 pays européens, livrant un combat de sensibilisation inlassable auprès de leurs parlements nationaux. Il a participé à l'ensemble des manifestations organisées par le Conseil de l'Europe sur ce thème, et présidé de nombreuses séances de travail, en Europe et au-delà.
Enfin, depuis février 2007, il a créé un blog dédié à ce thème : « Stop aux violences domestiques » (
http://www.stop-aux-violences-domestiques.com/ ), dans lequel il recense un maximum d'informations relatives au phénomène, les évolutions législatives dans de nombreux pays européens ou non, les initiatives nationales, régionales ou locales, des partenaires publics comme des associations purement privées qui s'unissent pour venir en aide aux victimes.
Il a organisé du 24 juin au 4 juillet 2008, dans le cadre du Conseil de l'Europe, au Sénat, une exposition photographique consacrée aux violences domestiques ; elle a été visitée avant sa clôture par les participants à la Conférence des Commissions parlementaires pour l'égalité des chances entre les femmes et les hommes de l'Union européenne qui s'est tenue à Paris le 3 juillet dernier. Cette conférence était organisée dans le cadre de la Présidence française de l'Union.
Mais la législation française a également retenu toute son attention sur bien d'autres sujets puisqu'il a cosigné et soutenu de nombreuses propositions de lois. Par exemple : demande de baisse de la TVA dans la restauration, développement du partenariat social, sécurité des piscines, demande de prise en compte du vote blanc, demande de suppression de la cotisation « gibier d'eau », protection pénale de la femme enceinte, lutte contre la toxicomanie, lutte contre les formes nouvelles d'esclavage, etc ...
Entre 2002 et 2004, il s'est tout particulièrement impliqué sur le terrain législatif en matière de sociétés commerciales, mettant en place un groupe de travail unique dans sa forme et son fonctionnement, réunissant des professionnels du droit ainsi que des chefs d'entreprise, pour aboutir au dépôt en 2004 de deux propositions de lois visant à intégrer dans le droit français une directive européenne sur la création d'une nouvelle forme de société commerciale : la Société Européenne.
Au sein de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, il a également été rapporteur de nombreux rapports visant notamment à ratifier des conventions internationales.
Et bien entendu il a déposé, au gré des sujets de l'actualité ou des sollicitations particulières dont il était l'objet et qui ont retenu son attention en raison de leur caractère général, de nombreuses questions écrites tout au long de son mandat.

En 1999 et 2000, il a participé à la Commission d'enquête parlementaire sur la Corse.

      Mandats municipaux, départementaux et régionaux et fonctions afférentes :

  • Elu Maire de Surgères en 1971, Conseiller municipal en 1977, Maire en 1983, 1989, 1995. Il achève son mandat en mars 2001. Il est remplacé par Philippe GUILLOTEAU. Pendant ces mandats, il a été Président de la Communauté de Communes de Surgères ainsi que du Pays d'Aunis. Il demeure Maire Honoraire de Surgères.
  • Elu Conseiller Général en 1973, 1979, 1985, 1992 et 1998. Il achève son mandat en 2004. Il a été remplacé par Philippe GUILLOTEAU. Il a été Vice-Président de cette Assemblée départementale, chargé des infrastructures routières ; par délégation Président de la commission d'appels d'offres. Président de l'Office Départemental d'HLM de 1985 à 2004 et Président du Centre de Gestion des personnels communaux de 1983 à 2001.
  • Enfin, à la période où les deux mandats étaient liés, il a été Conseiller Régional, de 1977 à 1986. A ce titre, il a été chargé d'appliquer les lois de décentralisation transférant notamment la gestion totale des lycées aux régions, en tant que Président de la Commission Education. Il a été également Rapporteur Général du Budget de cette Assemblée régionale durant plusieurs années.

 Si l'on s'amuse à faire l'addition de toutes ces années de mandat, on se rend compte que Jean-Guy BRANGER a effectué plus de cent années de mandats cumulées !
En effet :

  • du 11 janvier 1977 au 21 avril 1997: 20 années pleines de mandat de député en titre
  • de septembre 1998 à septembre 2008: 10 années de mandat de sénateur
  • de 1971 à 2001: 30 années de mairie
  • de 1973 à 2004: 31 ans de mandat de conseiller général
  • de 1977 à 1986: 9 années de mandat de conseiller régional

... soit 100 années auxquels on peut rajouter les 10 premières années de suppléance d'Albert BIGNON !

Alors, on peut être contre le cumul des mandats, mais pourtant tous ces mandats ont été exercés pleinement par leur titulaire (certes dans une acception, pour le mandat de député, qui n'est pas exactement celle de "législateur", car il était davantage présent sur le terrain qu'à l'Assemblée, à laquelle il venait 2 jours par semaine en session au minimum cependant); cela au prix d'un travail quotidien de 18 à 20h par jour, en totalisant une trentaine de jours de vacances en 25 ans ... et grâce à une santé sans faille ! Mais il l'a fait !

2- Cette expression "le Clark Gable des marais" date de cette fameuse campagne électorale de 1978 durant laquelle la bataille fut sans merci de part et d'autre,  qui attira dans notre département, en raison des personnalités en présence (l'affrontement des chefs de cabinet de Chirac ET de Giscard, François Heilbronner et Bernard Rideau, face à ce petit candidat local Jean-Guy Branger - il les élimina purement et simplement au 1er tour !), une journaliste de l'hebdomadaire Le Point, qui trouva à notre champion ce petit air de "Clark Gable" ... et qui le surnomma ainsi dans son article ... ! Pour ceux qui s'en souviendront,
 le slogan de cette campagne : "Pour vous, deux hommes de chez nous" (merci JP !); c'est en 1997 qu'une journaliste du quotidien Le Monde a repris la "ressemblance" avec Clark Gable, en y accolant l'expression "des marais" ... voilà vous savez tout ! ... non dernière chose : cette ressemblance ne doit pas être tout à fait farfelue, car lors qu'un voyage à l'Ile Maurice, Jean-Guy Branger, total inconnu là-bas bien sûr, s'est vu demander dans son hôtel s'il avait un lien de parenté avec quelqu'un du cinéma ... parce qu'il avait servi Clark Gable, sur cette terrasse, et que la ressemblance était frappante ! ... voilà, maintenant, vous savez vraiment tout !

3- Pour ceux qui ne le savent pas, Jean-Guy BRANGER est mon papa. Et je suis fière de lui. Je le remercie ici pour tout ce qu'il m'a donné et transmis.

Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 19:01
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Commentaires

Hé hé hé...Joli article..Tu as raison, il ne faut jamais s'interdire de dire que l'on est fière de qq un et de lui dire...

Personnellement, je connais qq un qui pourrait être surnomé "le Clark Gable Yiddish" ...Il faudrait que je retrouve la photo dans mes archives...
Commentaire n°1 posté par Yiddish Criquet le 23/09/2008 à 08h01
J'aimerai être le père d'une telle fille.
Il est branché sur la toile?
Commentaire n°2 posté par Hugues le 23/09/2008 à 22h48

Mon père, ce héros….Voici le magnifique portrait d’un élu profondément intègre, républicain, qui se donne à son pays, à sa région, à son terroir, tracé par une républicaine convaincue !

Ni l’un ni l’autre, ne se rencontre si facilement, de nos jours…

Les Maximes de mes pères disent à peu près cela : « Les actes des Pères, sont des indications pour les enfants »…Traduit en bon français, cela donne : « La pomme ne tombe jamais loin du pommier » !...

Vive la République , et vive la France…

Commentaire n°3 posté par Emmanuel le 24/09/2008 à 09h29
Ben ... merci à tous, alors !
Commentaire n°4 posté par Emmanuelle Colombani le 24/09/2008 à 21h36
Et oui je confirme: de tous les combats ,tous les jours , de bonne humeur ,trouvant pour chacun un moment quand il le faut,les habitants de Charente Maritime lui doivent beaucoup! Bonne retraite bien méritée  et peut être à bientôt à Marsais
Commentaire n°5 posté par natacha le 24/09/2008 à 22h03
Merci à toi, on en a passé quelques unes de ces années, ensemble ! on s'appelle ce we ?
Commentaire n°6 posté par Emmanuelle Colombani le 24/09/2008 à 22h05
Bien sûr, tu as dit l'essentiel et mieux que je ne le ferais mais je tenais à rajouter qu'au delà de ses nombreuses qualités d'élu, indéniablement c'est un homme doté d'une véritable générosité.Non seulement, comme le dit Natacha (un petit coucou de ma part si tu as le temps de l'appeler ce we), il est présent pour les gens,il en est proche mais surtout il ne juge pas.
 
Je me souviens de ce jour où il a rencontré mes parents pour la première fois, surtout mon père dont je ne te ferai pas l'affront de rappeler les convictions politiques.Après une discussion cordiale et franche, Jean Guy lui a dit quelque chose du genre: " Nous avons des objectifs proches voire communs mais nous empruntons des chemins différents pour y accéder ". 
Cela peut sembler bête mais j'ai du respect et aussi de l'affection à l'égard de ton père, pour le respect dont il a fait preuve ce jour là vis à vis de mon père,qui lui n'était pas toujours aussi tolérant.
Je pense souvent à cet épisode bien anodin qui m'a fait réfléchir parfois et grandir sûrement.Voilà c'est dit!
Commentaire n°7 posté par Nathalie le 25/09/2008 à 21h47
Est-ce que tu as vu le beau film "je règle mon pas sur le pas de mon père" avec Mrs Yanne et Cannet?
Règleras -tu ton pas sur le pas de ton père?
Commentaire n°8 posté par Hugues le 26/09/2008 à 07h16
... c'est peu probable ...
... l'autre versant, le "prix à payer" directement sur sa vie personnelle et sa vie de famille est trop lourd à assumer, et totalement en inadéquation avec les choix de vie que j'ai opérés. Et je les ai opérés aussi en réaction à tout cela ... bien sûr cela lui a fait de la peine quand je lui ai explicité ces raisons, car bien sûr aussi il était en partie "responsable" (en partie seulement), quoi qu'il ait fait (et dieu sait qu'il en a fait ...) pour "rattraper" les déséquilibre de notre vie ... disons que ce qui l'a le plus peiné est certainement la souffrance que je lui ai exprimée et qu'il ne mesurait pas à ce point ...
Parfois j'en ai comme des regrets, d'avoir tourné le dos à cette voie, mais tous les matins j'ai d'autres raisons de me réjouir du choix que j'ai fait ... On ne peut pas tout avoir ni tout faire dans la vie ... S'en rendre compte c'est peut-être aussi cela, grandir ... je l'ai fait seulement un peu tôt, je pense ... Mais bien d'autres y ont été contraints aussi, de grandir vite, dans des circonstances bien plus douloureuses encore, alors je ne me plains pas !
Sinon : non, je n'ai pas vu ce film, et n'en ai même je crois jamais entendu parler, shame on me !
Commentaire n°9 posté par Emmanuelle Colombani le 26/09/2008 à 08h05
A la relecture de ce qui précède, je ne voudrais surtout pas donner à penser qu'il y a en moi la moindre once de reproche à son égard. Ce n'est pas le cas. C'est la vie, c'est tout, avec ses vicissitudes, et puis voilà. En aucun cas je ne lui fais le reproche de quoi que ce soit, et je le remercie de TOUT ce qu'il a fait (et supporté) pour ce qu'il pensait être "le mieux" pour moi ... d'ailleurs rien ne prouve qu'autre chose n'aurait pas été pire ! alors encore une fois MERCI !
Commentaire n°10 posté par Emmanuelle Colombani le 26/09/2008 à 09h14
Bonjour Manu,
J'ai connu M. Jean-Guy Branger (j'apprends ici que c'est ton papa).
J'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois depuis 1983 dans mes fonctions administratives.
Un politicien de terrain, capable, disait-on en souriant, de prendre l'apéro avec le tennis-club, de commencer le repas avec les boulistes, d'enchainer avec le repas avec les anciens combattants et de finir avec la galette des anciens.
Une sacré santé, c'est sûr. Et j'espère qu'il la gardera longtemps.
Il m'a toujours laissé l'image d'un homme très élégant, plein d'humour, très avisé, d'une grande amabilité et surtout fin connaisseur de l'âme de ses contemporains.
Car des élus comme ton papa savent mieux que quiconque qu'ils ne suffit pas d'avoir un bon dossier pour avoir raison devant l'opinion et que faire accepter les choses pour les rendre pérennes est une autre histoire.
Les électeurs aiment par dessus tout l'élu qui est proche d'eux, auquels ils peuvent facilement s'identifier. Ils savent pouvoir compter sur lui et qu'il n'hésitera pas, à l'occasion, à se mettre en quatre pour leur rendre service ou les tirer de l'embarras.
Ce sont des hommes comme ton papa qui parviennent encore à nous préserver de la technocratie, et à rendre l'administration plus humaine, mais que c'est difficile.
J'ai connu aussi son frêre Pierre qui fut maire de Cabariot et conseiller général de Tonnay-Charente, un peu en retrait forcément avec un frangin pareil, mais qui était également un élu très avisé et d'une très grande courtoisie.
Mais vois-tu, ce que je trouve de plus formidable das tout ça, c'est que malgré tout ce temps "volé" à sa famille pour le consacrer au service des autres, il ait pu trouver encore le temps de s'occuper de toi.
Alors je tire mon chapeau à M le sénateur Jean-guy Branger et je lui souhaite une longue et heureuse retraite qui sera donc… très active, forcément.
Amicalement,
Commentaire n°11 posté par Marcus le 27/09/2008 à 23h37
C'est mon Papa ausi. C'est le plus grand homme que je connaisse. Il est aimant, généreux et juste. Je suis fier d'être son fils. Je t'aime mon Papa.
Commentaire n°12 posté par Thibaut BRANGER le 01/10/2008 à 00h20
Bien heureuse de te trouver ici petit frère ... nous ne partageons pas les mêmes souvenirs, question d'époque ..., mais nous avons en commun le même amour et la même reconnaissance pour notre merveilleux papa ... Je t'aime
Commentaire n°13 posté par Emmanuelle Colombani le 01/10/2008 à 09h46
Bonjour,

Je viens de faire des recherches sur votre père que mes parents ont un peu connu et celà m'a emmené sur cet article que je suis ravie d'avoir trouvé.
Je suis à la recherche de Thibaut (Branger) depuis plusieurs années car nous avons eu la même Nounou quand nous étions petits et j'ai pas mal de souvenirs de lui... Alors j'aurais aimé reprendre contact avec lui... Bien sur s'il ne le souhaite pas je comprendrais tout a fait...
Je suis désolée celà n'a rien a voir avec l'article, en tout cas remarquable article très interessant...

Cordialement
Commentaire n°14 posté par ... le 30/08/2009 à 16h19

Bel hommage que vous avez fait à votre père…il est à la hauteur de l’amour qu’il vous a donné sans aucun doute ! Un hommage qui replace cependant bien les choses, l’homme public est aussi un homme privé, et il suffit de vous lire, pour voir qu’il a su doser, et vous apprendre les vraies valeurs de la vie. Très cordialement. Maryline 

Commentaire n°15 posté par Maryline née Papinot (nom grands parents)11.02.58 le 28/12/2011 à 16h24

1978 : Que de souvenirs et de batailles électorales sur fond d'affiches décollées (et ensuite sur fond de parachute avec Heilbronner) ! Et que d'années de travail ensuite où l'homme est toujours resté disponible et accessible à tous. 

Je garde aussi un excellent souvenir de sa fille, à la veille de son mariage...

 

Commentaire n°16 posté par Bernard Maingot le 02/04/2012 à 22h54

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