Philippe Sage, je vous en ai déjà parlé.
(ici, là, là encore)
Ce matin j'ai lu ce qui suit.
Je vous en conseille la lecture.
Vraiment.
Ce sont des choses que tout le monde croit savoir, bien sûr, et même dont chacun a conscience. Sans doute.
Lui l'a vécu, comme beaucoup d'autres. Et moins longtemps.
Mais surtout, il le dit. Avec les bons mots. Ceux qui tapent.
Merci.
C'est
ici.
"Etiquettes, cartons, séquestrations !
A l’ancienne. J’ai été élevé à l’ancienne. Si j’voulais du blé, fallait bosser. Tout l’été. Et ça m’faisait l’année.
Je leur en voulais à mes vieux, de pas me laisser, comme les autres, par semaine, un peu d’argent de poche. Je leur en voulais de me confisquer mon quignon de soleil, la mer, les copains.
Et puis, le temps passe, de guingois, mais va, tout va bien. Et j’regrette pas. Rien. Parce que, au fond, si j’avais pas connu ça, les jobs d’été, mes travaux forcés, j’pourrais pas comprendre, un
peu, le minimum.
Une séquestration, par exemple.
Le bureau, j’ai connu très tôt. Service comptabilité. Assis toute la journée. A s’emmerder. Mater la pendule.
Je m’y sentais mal, pas à mon aise. J’voyais comment ça se dansait, ce monde-là ; c’était pas joli. Les jalousies. Les rancœurs. Ça ourdissait sérieux entre employés, et le patron, aux anges, il en
faisait son beurre, de ces commérages en veux-tu, en voilà. Il avait, même, son œil de Moscou. Interchangeable.
Ah ça oui, j’ai bien vite vu, comment on s’tire la bourre entre petits, comment on s’fait des misères, une fois le dos tourné, pour rien, comme ça, parce que la tête de l’autre, elle te revient
pas, parce qu’il part, pour les vacances, en août et toi, en juillet, et ça suffit pour lui réserver un sale chien de ta chienne.
A pleurer.
[...]" La suite, indispensable
Mercredi 13 mai 2009
3
13
/05
/Mai
/2009
13:31
5
Et votre avis ?