Partager l'article ! Le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy : les détails: Les valeurs fondatrices de son programme : Le respect de l'esprit de la Constitution ...
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par nos engagements, nos actions et nos bulletins de vote ! et nos rires aussi ... et souvent en musique !
Les valeurs fondatrices de son programme :
Le respect de l'esprit de la Constitution de la Vè République :
--> de par nos institutions, le Président est doté de pouvoirs importants, et est responsable devant le peuple français et lui seul, ce qui emporte qu'il doit disposer de l'adhésion profonde du peuple. Pour cela le peuple doit connaître la vision de la France que le Président incarne. C'est l'objet de ce programme présidentiel, qui ne peut être un simple "catalogue de mesures législatives".
Nos institutions ne sont pas en cause dans la crise que traverse la France. Il ne faut pas s'aventurer dans "l'aventurisme constitutionnel".
"La France traverse une triple crise : une crise politique, celle de l'impuissance publique; une crise économique et sociale, celle du travail; une crise d'identité, celle de ses valeurs."
--> la crise de l'action publique : face aux grands problèmes, les politiques depuis 25 ans répètent inlassablement "on ne peut rien", signifiant que les causes et les solutions sont ailleurs, ne dépendent pas d'eux. Si c'était le cas, alors la politique ne servirait plus à rien !
--> depuis 25 ans, on assiste à la dévalorisation de la valeur travail; elle s'est concrétisée par les mesures que l'on connaît : les 35 ans, les revenus de l'assistanat équivalents à ceux du travail, la dégradation des conditions de travail, la baisse de pouvoir d'achat des retraités, le fatalisme devant les délocalisations, le fait que le système scolaire ne soit plus capable de fournir des emplois ... Il faut travailler davantage en France, c'est ce qui rendra leur dignité aux familles pauvres et qui permettra à l'Etat de sortir du gouffre de l'assistanat social.
--> redonner vie aux valeurs de la France : mérite, justice, autorité, respect, famille, liberté, solidarité, culture.
Moderniser les conditions de l'action publique :
Sans changer fondamentalement les institutions (une réforme constitutionnelle minime sera proposée à l'automne), il convient simplement de changer les pratiques, de gouverner autour de 3 grands principes : la transparence, la culture du résultat, la concertation.
--> rendre compte devant les français et devant le Parlement (NdR: nécessité d'une réforme constitutionnelle), dont il convient de renforcer les pouvoirs et de l'associer aux nominations
--> un gouvernement resserré autour de 15 ministres, ayant chacun un contrat de mission à durée déterminée; suppression des organismes inutiles qui ralentissent l'action publique; associer les meilleurs éléments du secteur privé; des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, plus autonomes, organisés en métiers
--> un dialogue social efficace : émergence de syndicats représentatifs et responsables; un grand travail de concertation préalable à la prise de décision (NdR: possibilité d'inscrire ce déroulement dans la Constitution).
Atteindre le plein emploi (moins de 5%) et la possibilité d'un emploi stable et à temps complet pour tous: c'est le noyau dur de son programme
--> politique de partage du travail: défiscalisation du travail étudiant, cumul emploi-retraite, fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC, programmes spécifiques de retour à l'emploi pour les personnes les plus éloignées du marché du travail, contrat de travail unique, inciter les gens à travailler plus, au lieu de dépenser 22 milliards à les aider à moins travailler
--> nécessité d'une politique monétaire : l'Europe doit avoir un gouvernement économique, sortir du flou en matière de change, mieux collaborer avec la BCE; nécessité d'une politique fiscale : taxer la pollution, expérimenter la TVA sociale, réduire ou modifier les taxes qui touchent le fruit du travail (successions, ISF, bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et le CRDS, baisse de 4 points des prélèvements obligatoires sur 10 ans pour atteindre la moyenne européenne); nécessité d'une politique budgétaire : moins de dépenses de fonctionnement, davantage de dépenses d'investissement pour l'éducation, les transports, les infrastructures; nécessité d'investir dans l'agriculture et d'avoir une vraie politique industrielle; intégrer le développement durable également en terme de créations d'emplois; rétablir la préférence communautaire, de façon à ce que l'Europe protège ses Etats au sein de la mondialisation.
--> mettre l'accent sur l'éducation, l'enseignement supérieur, le formation professionnelle, la recherche et l'innovation. Aucun enfant ne doit sortir du système scolaire sans aucune qualification. La suppression progressive de la carte scolaire obligera les établissements à s'étalonner, de façon à ce que les niveaux soient équivalents d'un établissement à un autre. Ils auront une obligation de mixité sociale et scolaire. Les universités doivent être dotées d'une réelle autonomie pour être compétitives au plan mondial. L'accès aux filières sans débouchés doit être restreint. Le marché du travail à terme doit organiser les filières. La recherche doit être mieux dotée et mieux évaluée. La création de zones franches fiscales autour des universités et le renforcement du crédit d'impôt recherche permettra la recherche, l'innovation et le développement de nos PME. La formation professionnelle doit être revue en profondeur : création d'un compte individuel de formation permettant de bénéficier en tant que de besoin d'une formation qualifiante. Mise en place d'un plan Marshall de formation des jeunes issus des quartiers difficiles, qui fonctionnera dès l'automne.
Revalorisation de la valeur travail :
--> des conditions de travail moins pénibles, plus respectueuses de la personne; suppression des "parachutes en or"; rendre au plan national et au plan européen une éthique au capitalisme et l'imposer à ceux qui veulent travailler ou investir sur nos territoires;
--> une meilleure rémunération du travail : exonération des heures supplémentaires, et revalorisation à 25% de plus que les heures normales; enclencher une dynamique d'augmentation de tous les salaires, pas seulement le SMIC, notamment en conditionnant les allègements de charges aux politiques salariales dans les branches;
--> création d'une sécurité sociale professionnelle : une personne licenciée conservera son contrat de travail, qui sera transféré tel quel au service public de l'emploi, assorti d'une rémunération égale à 90% de son salaire, le temps de trouver un emploi ou de suivre une formation; ce droit sera en contrepartie assorti de l'impossibilité de refuser plus de 2 offres d'emploi sans justification:
--> permettre l'accès pour tous au logement, qui est la première des sécurités.
L'Institut REXCODE a indiqué que ce projet permettait une augmentation de la croissance de 1 à 1.3 points. C'est en créant de la richesse que nous pourrons avoir une vraie politique de solidarité.
La crise de l'identité :
"La France veut être généreuse et fraternelle, mais elle en a assez qu’on gaspille, qu’on abuse et qu’on fraude la protection sociale. La France veut être ouverte, mais elle veut qu’on respecte son identité, son histoire, ses principes et ses équilibres sociaux. La France veut être un pays de libertés, mais elle ne pense pas que la délinquance soit une liberté. La France veut être un pays moderne, mais elle ne pense pas que l’autorité, le respect, l’engagement, la famille sont des valeurs archaïques."
Quid du financement de ce projet ?
- réduire la dette en ne remplaçant d'un fonctionnaire sur 2 partant en retraite, lutter contre les fraudes et le gaspillage de l'argent public
- supprimer les politiques publiques qui n'ont pas fait la preuve de leur utilité et revaloriser celles qui manquent de moyens et qui sont efficaces (éducation par exemple)
- réformer la politique budgétaire en fournissant chaque année une enveloppe à chaque ministère, sachant qu'il devra s'y tenir
- quels ministères pour mettre en oeuvre cette politique ?
--> Ministère de l'emploi, de la croissance et de la stratégie économique
--> Ministère des affaires financières chargé des comptes, qui sera le seul à débattre du projet de loi de finances; ce qui augmentera le temps que le parlement pourra passer à évaluer les politiques publiques
--> les collectivités territoriales seront associées à l'objectif de maîtrise des finances publiques; en l'échange elles seront plus libres dans la mise en oeuvre de leurs missions propres
--> pour prendre en compte les problèmes graves qui se posent déjà et se poseront avec plus d'acuité encore aux générations qui nous suivront, instaurer des instruments juridiques de maîtrise des finances publiques : en l'occurrence par exemple la franchise en matière de dépenses de santé, et l'interdiction faite à l'Etat de s'endetter pour autre chose que des dépenses d'investissement.
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