Bien sûr sous son "vrai" nom, moi non plus je ne la connaissais pas.
Pourtant, ce matin, ce n'est pas ce nom que l'animateur de France Inter a prononcé pour annoncer son décès.
Non.
Ce matin j'ai entendu la nouvelle que je n'aurais pas voulu entendre, alors pourtant que chaque dimanche depuis la reprise d'antenne de septembre, j'attendais d'entendre sa voix, à "la Kriss", et
que je ne l'entendais plus, même pas dans un de ces petits messages rapides qu'elle nous passait avant les vacances, pour dire qu'elle était toujours là et heureuse qu'on continue l'émission.
Kriss Graffiti.
Kriss crumble.
Une de ces voix intemporelle, que rien ne change, sur laquelle les années n'ont aucune prise, une de ces voix qu'on n'oublie pas, qui fait une marque de fabrique.
"La Kriss", qui nous embrassait à la fin de chaque émission.
Sa voix, elle avait 25 ans.
Elle, elle en avait 61.
Et c'était quand même bien jeune pour partir. Après des mois et des mois de combat.
Un ton, un regard, une liberté, une impertinence jamais faite pour choquer, mais seulement pour étonner, pour aller plus loin, pour juste passer de l'autre côté du miroir.
Pour moi, elle restera à jamais "La Kriss" des portraits sensibles et du crumble du dimanche matin.
Vous pouvez la retrouver sur le site de son émission.
Difficile de trouver un son ... Sur ce qui suit, on entend un dialogue entre Kriss et une de ses collaboratrices, Elisabeth Lerminier. C'est elle que l'on entend le plus, mais l'autre voix ...
c'est LA KRISS. Cette année.
Vendredi 20 novembre 2009
5
20
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/2009
22:53
Par Manue
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J'aurais aimé écrire un texte sur kriss crumble que j'écoutais comme plein de gens le dimanche mais je ne l'ai pas fait. Votre texte est très sympa. Ses échanges avec les gens étaient d'une grande fraîcheur, jamais mièvres, remplis d'humour, sans cynisme. Une femme positive, sans amertume, ampathique si humaine. Elle aimait les gens et savait les rendre intéressants aux yeux de tous. Que la vie est injuste tout de même.