Partager l'article ! Où on va ... ? et on reparle de Jean-Louis Fournier: J'ai déjà beaucoup écrit sur Jean-Louis Fournier (ici, là notamment). Et ce matin, ...
Vous faire partager mes pensées et mes idéaux, à vous qui m'entourez, de près ou de loin. Ici
l'expression d'idées et de réflexions. Pour fructifier, les convictions doivent s'exprimer et s'échanger. C'est de leur partage que naîtra notre société de demain. A nous de la construire
par nos engagements, nos actions et nos bulletins de vote ! et nos rires aussi ... et souvent en musique !
J'ai déjà beaucoup écrit sur Jean-Louis Fournier (ici, là notamment).
"Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus
tous plusieurs fois.
Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites
voitures…"
"[..] je vais quand même vous offrir un livre. Un livre que j'ai écrit
pour vous. Pour qu'on ne vous oublie pas, pour que vous ne soyez pas seulement une photo sur une carte d'invalidité. Pour écrire des choses que je n'ai jamais dites. Peut-être des remords. Je
n'ai pas été un très bon père. Souvent je ne vous supportais pas, vous étiez difficile à aimer."
Parce qu'elles me permettent aussi de poursuivre plus
largement mon propos ...
Peu m'importe, réellement, de savoir que les deux garçons étaient jumeaux, et que Marie serait l'aînée ... Peu m'importe parce que ce n'est pas cela qui prime dans ce
livre.
Parce que ce qui m'a animée, ce qui m'a
touchée, dans sa lecture, ce qui m'intéresse dans la vie, ce qui m'attire dans la littérature, dans les rapports humains en général, c'est de comprendre à quel point on est forgé par ce que l'on
vit, à quel point on peut dévier de sa base, ou voir même sa base faussée dès les premières années, comme l'a été celle de Jean-Louis Fournier, comme l'a été la mienne, pour la même raison,
l'alcoolisme d'un parent, et de voir, ensuite, comment on se construit, de biais, bancal, et comment, éventuellement (ou pas si on a de la chance et qu'on fait les bonnes rencontres), ce biais
tend à rendre la vie in fine complètement en dehors de son axe, penchant dangereusement, obligeant le vivant à toujours compenser ce déséquilibre qui va s'accroissant à mesure que l'édifice
s'élève.
Et puis, aussi, j'ai envie de rappeler mes propos au sujet de la polémique sur le livre "Survivre avec les loups", de Misha Defonseca, aka Monique de Wael (j'en
parlais ici). Cette femme avait avoué avoir menti, après avoir publié une "autobiographie" qui a maintenant le
terme de "roman" racontant comment elle avait été en quelque sorte élevée par des loups, pendant la guerre ... une histoire finalement assez invraisemblable ...
La qualité littéraire d'un ouvrage ne saurait s'apprécier à la véracité de ce qu'il contient. De la même façon que la détresse d'un parent ne saurait s'apprécier
à l'aune de la vision éloignée ou non de la réalité qu'il souhaiterait en donner dans un récit.
L'art ne peut pas s'apprécier sur le critère de la véracité orthonormée, sinon "Où on va ?"
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Et votre avis ?