Celle-là, un peu plus de deux semaines qu'elle végète dans mon carnet de bord, depuis l'annonce de l'état de grand-père de notre bien-aimé Président,
que le tout puissant le tienne en sa sainte garde, s'pas ...
Mais elle m'est tellement un référent fondamental, que je ne peux résister à en faire l'objet de ce court
billet dominical ... :)
Elle est réservée aux initiés, il en est, naturellement ...
Solal ? Chez Sarkozy ?
Seigneur, me v'là Belle !
Et parce qu'il n'est pas interdit de lire parfois des choses intelligentes sous la plume de Jacques Attali,
sur ce sujet, sa chronique dans L'Express de cette semaine, "Histoire de prénom - La
critique du prénom du petit-fils de Nicolas Sarkozy par Jean-Marie Le Pen est absurde. Mais elle en dit long". Non disponible sur le net pour l'instant ...
Quelques extraits :
"Jean-Marie Le Pen a cru bon de faire remarquer que cela "ne relève pas d'une franche assimilation de sa famille à la société française". ... le choix d'un prénom dit énormément sur l'évolution
d'une nation. A priori la remarque elle-même sur ce prénom particulier, est particulièrement absurde. Solal est en effet le prénom du héros d'une des plus grandes sagas de la littérature
francophone, personnage récurrent que l'on retrouve dans les magnifiques livres de la tétralogie dAlbert Cohen: son premier roman, Solal, paru en 1930; puis Mangeclous en 1938, Belle du Seigneur
publié 30 ans après, et enfin Les Valeureux, en 1969. Solal: amoureux, cynique et opportuniste, diplomate de génie, venu de Céphalonie avec ses inénarrables cousins, mêlé à toutes les affaires de
la Société des Nations, dont il est l'un des hauts fonctionnaires les plus lucides; se niant lui-même pour s'assimiler, puis s'affirmant en niant les autres, et enfin allant au bout de sa négation
du monde. Qui n'a jamais rêvé d'être un jour Solal ? De plus, si Solal est un prénom d'origine hébreue signifiant "celui qui ouvre le chemin, le guide", c'est aussi, ironie toute particulière, le
cas du prénom de M. Le Pen" (...) "Les prénoms ne se normalisent pas. Ils sont comme des êtres vivants: ils naissent, voyagent, s'installent, se rencontrent, s'apprivoisent, se croisent, évoluent
puis repartent, ou font souche et ses diversifient. Quand une nation décline, se rétrécit et se recroqueville, elle assimile; et le nombre de prénoms qu'elle emploie est de plus en plus réduit,
signe de son uniformisation. Au contraire, quand une nation est vivante, dynamique, ouverte, en croissance, elle intègre; et elle utilise alors de plus en plus de prénoms différents, dont elle se
nourrit pour augmenter sa diversité. L'assimilation appauvrit. L'intégration enrichit. On peut remercier Jean-Marie Le Pen de l'avoir rappelé."
Dimanche 31 janvier 2010
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23:16
Par EC
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