Chroniques d'une citoyenne ordinaire

Lu sur le blog de mon avocat (!) cet intéressant entrefilet sur la fête de l'internet qui se déroulera tout au long de la semaine. Et tout particulièrement les efforts de communication faits en direction des enfants, des ados, pour les sensibiliser aux avantages mais aussi aux dangers de l'utilisation d'internet, et aux conséquences qui peuvent en résulter pour eux que ce soit en terme de persistance de l'information donnée, de responsabilité sur les propos tenus, de ciblage publicitaire, etc etc ...

La CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) a diffusé une brochure à cet effet et participe au relai de l'information fait dans les écoles, collèges et lycées, avec des questions telles que :

- Ça vous dirait que dans 10 ans votre futur employeur sache comment s'est passée votre dernière petit fête entre amis ?

- Cela ne vous dérange pas d'être une cible publicitaire ?

- Je peux publier ce que je veux ! Quand je veux ! Si je veux ! Sûr de çà ?

- Peut-on me retrouver même si je ne laisse aucune info personnelle ?

- Dans un combat contre un robot « aspirateur de mail », vous auriez le dessus ?

- L'intimité est-elle encore d'actualité à l'heure du web collaboratif ?

- Si ma liberté s'arrête là où commence celle des autres, où s'arrête ma liberté sur le web ?

Ces questions s'harmonisent bien avec le billet plus "juridique" que j'avais publié il y a quelques jours sur la liberté d'expression sur internet ...

Bien entendu,
mon avocat ne peut s'empêcher d'étendre cette réflexion à un domaine qui lui est plus propre : le futur "Réseau Privé Virtuel Avocats" (RPVA), ou "e-Greffe", proposition gouvernementale et collaborative visant à faire transiter l'ensemble des données (cela va des rôles -imprimés d'audiencement- à l'intégralité des dossiers criminels et à l'ensemble des actes de procédure) entre le Tribunal et le Cabinet d'Avocats par le biais d'un réseau internet "sécurisé" ... tout le litige porte justement sur cette "sécurisation" et sa fiabilité, ou non ... Bien sûr les données sont sensées être cryptées, mais avec quelles clés, et à quel degré de sécurité ... Voudriez-vous que l'ensemble de votre dossier judiciaire, ne serait-ce qu'un simple divorce, se retrouve sur la place publique, ou entre les mains de vos créanciers, débiteurs, employeurs, de la presse .... ? Intéressantes questions qui ne sont pas encore totalement réglées !

Lun 12 mai 2008 Aucun commentaire